03.02.2008
Les mots du Christianisme. Catholicisme-Orthodoxie-Protestantisme
Il est des chrétiens qui se plaignent de ne pas toujours pouvoir répondre à diverses questions que leur adressent croyants et non-croyants, agnostiques, athées ou même chrétiens de tout poil. Soit ils ne possèdent pas une formation suffisante pour y répondre de façon efficace et convaincante, soit ils ont cette formation, mais leur foi, insuffisamment enrichie par la grâce, est tiède, rendant difficile leur assentiment, et donc leur profonde compréhension, aux vérités du catholicisme. Dans ce dernier cas, comme disait Saint Paul dans sa première lettre aux Corinthiens:
Quand j'aurais le don de prophétie, que je connaîtrais tous les mystères, et que je posséderais toute science; quand j'aurais même toute la foi, jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien. (1Corinthiens 13)
Mais ne parlons pas ici de ce qui est au-delà de la raison, et restons-en au niveau de la raison humaine. Notre devise, au cercle, est que "Rien ne prédispose plus au conformisme que le manque de formation". Or, voici un ouvrage qui nous permettra de nous former et, ce faisant, de mieux connaître le catholicisme, du moins dans un premier temps, en attendant de le vivre pleinement.
L'ouvrage dont il s'agit a été rédigé par Mgr Dominique Le Tourneau, prêtre catholique, docteur en Droit canonique et chapelain de Sa Sainteté. Il s'intitule "Les mots du christianisme. Catholicisme-Orthodoxie-Protestantisme", et est paru aux éditions Fayard. Ce véritable dictionnaire de près de 800 pages aborde tous les sujets liés de près ou de loin au christianisme. En voici la présentation du quatrième de couverture:
De la terre promise à la parabole des talents, du bon larron et du bon Samaritain au fils prodigue, notre langage est pétri de références bibliques dont le sens originel échappe pour une bonne part à notre monde sécularisé. Cette perte des points de repère s’étend aussi à de larges pans de notre culture alors pourtant que les expositions de peinture ancienne, les musées, les concerts de musique sacrée et les édifices religieux connaissent une faveur croissante auprès du public. Savons-nous ce que désignent au juste des mots comme indulgence, dormition (de la Vierge), reliques, visitation, action de grâce, agneau pascal ou carême – sans parler d’ostensoir, de manipule, d’ambon, de pain bénit et de quantité d’autres choses qui ont fait le quotidien de nos aïeux ? Sommes-nous bien sûrs de savoir saisir tous les enjeux d’une pièce comme Polyeucte, de tableaux comme ceux de Botticelli, de Poussin ou de Rouault, des cantates de Bach, des messes de Messiaen, faute de maîtriser le vocabulaire et la « grammaire » du christianisme – à plus forte raison celui qui appartient à des univers peu familiers des Français : les chrétientés d’Orient, le monde protestant ?
Avec 7300 définitions de termes et de notions – certains répandus mais mal compris, d’autres un peu passés d’usage, d’autres franchement techniques –, ce foisonnant dictionnaire s’adresse à tous : aux chrétiens à la recherche d’enracinement tout autant qu’aux non-croyants désireux de connaître avec précision ce qui constitue le principal fondement de la civilisation européenne.
Exemple d'article avec le mot "Tétramorphe":
"n. m., du grec tetra, "quatre" et morfos, "forme". Symboles sous lesquels sont représentés les quatre évangélistes, d'après la vision d'Ézéchiel (1,5-14) et celle des quatre vivants de l'Apocalypse (4,6-7), interprétée par Saint Jérôme: Mathieu, sous forme d'un homme (car il commence son Évangile par une généalogie humaine de Jésus), Marc sous celle d'un lion (son Évangile parlant rapidement de Jean-Baptiste qui rugit comme un lion dans le désert), Luc d'un boeuf (pour son insistance sur le temple de Jérusalem, où les Juifs offraient des sacrifices), Jean d'un aigle (pour l'élévation de sa doctrine). -> Il ya là correspondance avec l'aspect de la personne du Christ souligné par chaque évangéliste, respectivement humanité, résurrection, sacerdoce et et divinité. Le tétramorphe est souvent présent dans les scènes du Christ en gloire. || ICON. Symboles des quatres évangélistes (Ravenne, VIe s.; Moissac, 1110-1115; Saint Bertrand de Comminges, XIIe s.); Le Christ en gloire dans le tétramorphe (G. Sutherland, 1903-1980)
En plus de la définition, l'auteur renvoie, quand c'est indiqué, vers des pièces majeures de l'iconographie (comme ici, le magnifique tétramorphe de Moissac), mais aussi de la littérature, de la musique ou encore les locutions courantes.
Vous l'aurez compris, cet ouvrage est bon pour votre culture générale, votre culture religieuse, mais également pour votre foi, car les définitions souvent claires et concises offrent une première base sur laquelle votre raison pourra bâtir afin de toujours mieux adhérer aux vérités du catholicisme...ce afin que nous ne soyons plus "un airain qui résonne ou une cymbale qui retentit." (1Corinthiens 13)
18:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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