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25.03.2008

Conférence du Cercle Gustave Thibon

Voici l'affiche de notre future conférence à l'Université.

L'Affiche A4 ainsi que le tract sont téléchargeables ci-dessous en cliquant sur les liens.

Affiche A4 Université et Vérité.pdf

Tract A5 Université et Vérité.pdf

 

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Quelqu'un d'autre parle par ma bouche

Eléments pour une analyse rhétorique des psaumes (analyse réalisée durant le Carême pour le Groupe Saint-Damien de Visé)

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Nous avons médité la semaine passée les tentations du Christ au désert.

Un autre texte que l’Eglise nous recommande particulièrement durant ces quarante jours d’épreuves est le psaume 91.

C’est un psaume que les moines connaissent très bien car c’est un psaume de complies. Je ne vais pas parler ici du thème en lui-même du psaume, qui est l’abandon. Ce que je propose ici est de vous en donner une sorte d’introduction, dans le but d’aider ceux qui veulent travailler ce psaume chez eux à mieux en apprécier les subtilités.

Nous allons voir que, fait étrange, quand je récite ce psaume je ne suis pas le seul à parler. C’est un phénomène très inhabituel. Dans les chansons modernes le chanteur est toujours celui qui s’exprime et le rôle est bien délimité, mais ici, à certains moments, il y a des personnages totalement étrangers qui brusquement vont parler à ma place et se mettre à parler par ma bouche. Ce phénomène précis est très fréquent dans le psautier. Certains interprètent ces bizarreries en disant que les poètes hébreux étaient des poètes peu civilisés et qu’ils n’étaient pas capables de construire un texte cohérent. On peut effectivement le penser à la première approche, mais si on y regarde de plus près, on découvre derrière ces soi-disant erreurs des profondeurs et des subtilités tellement grandes qu’on est vite saisi de frémissements devant la beauté de ces textes. En réalité les poètes qui ont composé le psautier étaient de grands spirituels et de grands artistes, et dans la psalmodie quand on accepte de se laisser emporter par le flot, il se passe davantage qu’on ne croit.

Il y a beaucoup d’autres psaumes qui m’obligent aussi à assumer d’autres rôles que le mien. Il y a d’ailleurs des psaumes plus impressionnants que le Ps 91 à ce point de vue (je pense au Ps 4), mais néanmoins il est utile de travailler aussi à cette lumière le Ps 91, car même pour celui-ci, un jugement hâtif avec nos yeux de modernes sur ce vieux texte sacré peut nous faire passer à côté d’éléments très forts de la composition.

Assis au secret du Suprême, il nuite à l’ombre de Shaddaï.

Il dit à IHVH-Adonaï : Mon abri, mon bastion ! Elohaï je me fie en lui.

Oui, il t’arrache au piège des chasseurs, à la peste, à la corruption.

J’ai ici un livre qui commente ainsi ces versets : « Le pèlerin qui parle ici n’est pas doué pour le lyrisme et parle de lui-même à la troisième personne. »

C’est l’erreur à ne pas commettre.

Il est très facile de juger le psautier au moindre accroc qu’il fait à notre manière habituelle de voir. Mais le respect de l’Ecriture invite à regarder plus attentivement ce qui se passe, un écrit inspiré ne se laisse pas facilement simplifier, et nous devons humblement accepter que ce qui est écrit est correct, même si le sens nous échappe totalement au début. Une autre tentation est grande de passer sous l’éponge la difficulté et de faire comme si on n’avait pas vu la tournure bizarre de l’enchaînement de phrases, mais alors on ne permet pas au texte d’agir sur nous et on passe à côté de ce qu’il nous dit.

La difficulté ici est de savoir qui est en train de parler, parce que tout va très vite et on n’est pas du tout habitué à changer la distribution de rôles aussi vite. Le psaume commence avec l’observation de quelqu’un qui est dans le sanctuaire en train de prier. C’est assez clair. Puis nous endossons le rôle de cette personne pour un tout petit moment « Mon abri, mon bastion », puis les rôles sont changés et on se retrouve devant non plus cette personne qui prie, mais encore une troisième personne (ou est-ce nous ?) qui nous donne un enseignement de la tradition.

Oui, il t’arrache au piège des chasseurs, à la peste, à la corruption.

Il te recouvre de son aile; tu t’abrites sous ses ailes.

Sa vérité est une targe, un pavois.

Le texte serait très différent si on remplaçait ici la deuxième personne « tu » par la première personne « je ». Car il ne s’agit pas du tout ici du petit moi qui décide un jour tout seul par science infuse de se fier à la providence. Il s’agit plutôt ici d’une vieille tradition qui est donnée à ceux qui veulent bien la recevoir. C’est très différent. A priori je ne suis pas impliqué dans cette histoire, le psaume ne m’oblige à rien, ce qui serait le cas si le psaume m’obligeait à dire « il m’arrache » « il me couvre » « il m’abrite ». Ici je peux parfaitement rester à distance. Je ne suis pas dans le rôle de celui qui précisément se confie en Dieu. Si je veux entrer dans ce rôle, c’est à moi de faire le pas parce que le psaume lui me laisse totalement à l’écart.

Le poème continue en gardant cette même attribution des rôles (une tierce personne qui enseigne une tradition).

Tu ne frémiras pas du tremblement de la nuit,

de la flèche qui vole le jour,

de la peste qui va dans l’obscurité, du saccage qui razzie à midi.

Remarquons ici l’étendue de ce qui est décrit. Habituellement quand dans la Bible on veut montrer l’abondance d’une chose, on la répète une deuxième fois. Mais ici la strophe embrasse d’un coup non pas deux mais quatre dimensions à la fois (la nuit, le jour, l’obscurité, midi). L’éventail décrit ici est donc vraiment très large. (c’était une remarque en passant qui n’a rien à voir avec mon propos)

Un millier tombe à tes côtés, une myriade à ta droite: rien ne s’avancera contre toi.

Tu regarderas seulement de tes yeux, et verras la rétribution des criminels.

Oui, toi, IHVH-Adonaï, mon abri ! Dans le Suprême, tu as mis ton logis.

Ici encore on est brusquement déplacé, en quelques secondes on a comme un flash d’une autre attribution de rôles et du système en « tu » « lui » on passe au système « je » « toi » et inversement. En quelques secondes le psaume nous a fait faire deux sauts brusques. C’est la manière qu’a le psaume ici pour nous surprendre et nous interpeller. Ce double saut de carpe en quelques secondes nous impose avec le recul de nous poser la question de l’identité de celui qui est en train de parler à Dieu ici. Est-ce la personne du début qui priait dans le sanctuaire ? Est-ce moi ? Le psaume ne résout pas la question, mais il est important de garder le texte tel quel pour que la question continue à se poser.

Le poème continue avec la même attribution de rôles.

Le malheur ne surviendra pas contre toi;

la plaie n’approchera pas de ta tente.

Oui, il ordonne à ses messagers de te garder sur toutes tes routes.

Ils te portent à deux paumes, pour que ton pied ne heurte pas de pierre.

Tu chemines sur le lion et le cobra; tu piétines le lionceau, le crocodile.

Ainsi s’achève l’enseignement de la tradition. Pour finir, on va se retrouver encore investis par quelqu’un d’autre car c’est maintenant Dieu qui va parler par notre bouche. C’est du moins l’interprétation traditionnelle et celle qui me semble la plus naturelle. Le fervent qui priait la nuit dans le sanctuaire au début attendait un oracle de la part de Adonaï. Et donc après sa nuit d’incubation une réponse lui est donnée.

Oui, il s’est épris de moi, je le libère;

je le fais culminer; oui, il pénètre mon nom.

Il crie vers moi, je lui réponds. Moi-même avec lui,

dans la détresse, je le renfloue, je le glorifie.

À longueur de jours, je le rassasie: je lui fais voir mon salut.

(Les chrétiens évidemment pourront à ce tout dernier mot vibrer d’une chaleur toute spéciale, quand ils savent que « sauveur » en hébreu se traduit par « Iéshoua’ ».)

J’ai vu ce psaume selon cette manière de voir (« rhétorique ») pour vous inviter à ne pas garder trop longtemps ce réflexe qui consiste à prendre de haut le psautier et à considérer comme indignes des versets qui nous obligent à un effort (c’est valable aussi pour les versets de malédiction, que certains personnages aujourd’hui n’ont pas honte de censurer simplement). Quand on y regarde de plus près, et surtout quand on commence à avoir une certaine expérience du psautier, on apprend à le considérer non comme un vieil objet constitué d’une poétique et d’une théologie démodées mais comme un outil magnifique et un véritable maître. Les « bizarreries » qui sont si fréquentes dans le psautier sont en réalité de puissants outils destinés à nous ramener à notre vérité essentielle. Tout cela n’est pas innocent. « Le psautier est un être vivant » dit Chouraqui. Et le vieux moine bénédictin qui était venu à Tibériade nous parler du psautier nous parlait de lui comme d’un moulin : « le psautier est un moulin, il va vous broyer. Laissez-vous moudre par lui»

« L’art de la psalmodie consiste à assumer tous les rôles que le psautier veut nous faire jouer » disait encore ce maître. Je ne pense pas qu’il soit intéressant d’analyser minutieusement chaque psaume selon cette approche, l’important n’est pas d’analyser en soi le psautier. Mais j’espère vous avoir aidés à vous émerveiller un peu devant ces subtilités qui se retrouvent dans plusieurs psaumes importants et j’espère par cette analyse, vous avoir un peu aidés à surmonter cette difficulté qu’on a tous à « rentrer » dans le psautier et à nous confronter à sa dynamique sanctifiante.

 

Groupe Saint-Damien – Visé – février 2008

24.03.2008

Par sa mort, Il a vaincu la mort

Le Christ guerrier,

scène centrale de la châsse de Saint Hadelin (XIe S),

collégiale de Visé, Belgique

 

 

SAINTE FETE DE PAQUES!

13.03.2008

Le sacrement de confession

Le sacrement de confession, appelé aussi sacrement du pardon ou de réconciliation, laisse souvent perplexe bon nombre de personnes, croyantes comme non croyantes. Du côté des croyants, on pourra entendre les sempiternelles : "Pourquoi diable raconter ce qui regarde ma vie privée à un prêtre? Et puis, y'a de toute façon pas besoin de lui: si je dois me faire pardonner, je m'adresse directement à Dieu." Du côté non-croyant, ce sera plutôt une assertion du type: "C'est quand même bien facile de pécher: on va se confesser, on efface l'ardoise, puis on peut recommencer!".

Caricatures grossières? Pas sûr... Toujours est-il que, dans l'un comme dans l'autre, il y a un réel manque de connaissance de ce qu'est, d'abord, un sacrement, et ensuite, de ce qu'est la confession. Or, on ne peut comprendre ni le sacrement ni la confession si on ne sait pas ce qu'est le péché originel, ainsi que les divers péchés (mortels, véniels, etc.) En espérant approfondir prochainement ces questions, voici un texte de Benoît XVI qui permet déjà d'éclaircir certains points sur ce sacrement que tout chrétien catholique est normalement tenu de recevoir une fois l'an, de préference avant Pâques.

Les passages soulignés le sont par nous. 

  

Benoît XVI fait redécouvrir le sacrement du pardon aux jeunes

ROME, Mercredi 12 mars 2007 (ZENIT.org) - Benoît XVI veut aider les jeunes à redécouvrir le pardon de Dieu dans le sacrement de la confession. Ainsi, jeudi, en préparation à la Journée mondiale de la jeunesse, il présidera une liturgie pénitentielle dans la basilique Saint-Pierre.

Mgr Mauro Parmeggiani, directeur du service diocésain de Rome pour la pastorale des jeunes, a expliqué à Zenit que, contrairement à ce que l'on croit, l'attitude des jeunes concernant la confession est « une attitude positive ».

Quelques 20.000 jeunes ont déjà réservé leurs places pour assister à cette célébration qui préparera les jeunes au dimanche des rameaux, date de la Journée mondiale de la jeunesse au niveau diocésain, et aux journées mondiales de Sydney, du 15 au 20 juillet prochains.

La confession, rappelle Mgr Parmeggiani, « est un sacrement qui permet de confronter la vérité que l'on a en soi, son péché, sa misère humaine, avec la miséricorde de Dieu. Ce sacrement est peut-être celui qui répond le mieux au besoin de l'homme d'aujourd'hui, qui a besoin de miséricorde, d'amour, qui a besoin aussi de se confronter avec la justice de Dieu ».

« Il faut se placer devant les grandes perspectives de la vie, et devant celles de la vie après la mort », poursuit Mgr Parmeggiani. « Et que le pape dans sa Spe salvi nous parle justement des réalités ultimes comme quelque chose qui doit être repris, redécouvert, n'est pas un hasard ».

Le pape, explique-t-il, a voulu transformer cette rencontre traditionnelle avec les jeunes « qui est déjà un moment de fête, en une vraie fête, c'est-à-dire transformer une fête extérieure, qui est d'ailleurs une fête mais sans les couleurs de la fête, en une fête intérieure qui célèbre la rencontre entre l'homme et Dieu, l'homme qui rencontre la miséricorde de Dieu dans son cœur. C'est de là que naît la joie du chrétien ».

Mgr Parmeggiani attribue la difficulté que les jeunes et les moins jeunes éprouvent face à au sacrement de la confession à « la perte du sens du péché, la perte du sens de Dieu ».

Pour le pape, cette liturgie, explique-t-il, a pour objectif de « faire rencontrer Dieu qui aime. Car plus mon sens de Dieu grandira plus le sens de ma petitesse devant Dieu, de mon impuissance devant Dieu, de mon péché, grandira. C'est pourquoi nous demandons : « Seigneur prends pitié de nous, pauvres pécheurs ».

Mgr Parmeggiani estime que cette difficulté des jeunes à parler avec un prêtre, de se confesser à une personne est en fait un faux problème. « Dans un monde où nous sommes disposés à tout raconter de notre personne, partout, sur les ondes de la radio, sur Internet, dans les blog, dans les forum, sur Messenger, et avec toutes les possibilités de communiquer qui s'offrent à nous, de livrer nos pensées les plus intimes, les plus personnelles, je pense qu'il n'y a pas à de honte à avoir d'ouvrir notre cœur au ministre de Dieu qui, en ce moment précis, représente le Christ, le Christ qui m'écoute, le Christ qui m'encourage, le Christ qui me dit ‘lève-toi et marche' ».

Mgr Parmeggiani souligne un autre problème : la difficulté à tenir les résolutions que l'on a prises, le manque de cohérence ; les personnes se disent : « il est inutile que je retourne me confesser ».

« Mais personne n'est jamais tout à fait cohérent. Nous devons persévérer, ne pas perdre confiance, nous laisser guider par Jésus Christ, et ne pas nous laisser abattre à notre première erreur, conclut-il. Nous devons nous rendre et penser que nous pouvons sortir de cette erreur ».

La réservation des billets d'entrée à la liturgie pénitentielle, entièrement gratuits, est également possible par poste électronique à l'adresse segretariagenerale@vicariatusurbis.org

María de la Torre

10.03.2008

"Passio Secundum Lucam", de C. Ledoux

La création d’une nouvelle passion musicale est chose rare et le travail de Claude Ledoux est donc à souligner. Elle sera un événement dans le cadre prestigieux de la cathédrale de la capitale de l’Europe. 

867104116.jpgCapella di Voce & Capella Sanctorum Michaelis et Gudulae sous la direction de Kurt Bikkembergs
Orgue: Xavier Deprez
Soprano: Aurélie Franck
Electro-acoustique: Claude Ledoux

Pour consolider les liens entre les mondes des arts et de la foi, l’Eglise s’engage de temps à autre en commandant une œuvre artistique. La Passion selon Saint Luc qui résonnera pour la première fois sous les voutes de la cathédrale de Bruxelles le jeudi 13 mars et le samedi 15 mars en la cathédrale Saint Paul de Liège est le fruit d’une telle démarche. Ce travail fut confié par l’aumônier des artistes de Bruxelles, le frère Alain Arnould OP et Xavier Deprez, organiste à la cathédrale de Bruxelles, à Claude Ledoux, compositeur liégeois dont la renommée s’étend bien au-delà de nos frontières. Tout au long de ce parcours de deux ans, cette commande fut l’occasion de rencontres avec le compositeur, où nous avons abordé le texte en respectant sa liberté artistique.

La création d’une nouvelle passion musicale est chose rare et le travail de Claude Ledoux est donc à souligner. Elle sera un événement dans le cadre prestigieux de la cathédrale de la capitale de l’Europe.
 
Pourquoi avoir choisi de commander une Passion et pourquoi une Passion basée sur le récit de Saint Luc ? La Passion du Christ étant un moment clé de notre foi chrétienne et de notre salut, le thème de la Passion s’imposa. Le choix du récit de Saint Luc repose sur plusieurs arguments. D’abord la Passion de Luc n’a pas souvent été l’objet de composition. A part les versions de Schütz et de Penderecki, le compositeur disposait d’un terrain si pas vierge, en tout cas beaucoup moins chargé que les Passions de Saint Matthieu ou de Saint Jean. Les accents que Luc met sur la miséricorde de Dieu et sur l’appel individuel à la conversion en font un évangile particulièrement contemporain, d’autant plus qu’il s’adresse aux païens férus de philosophie mais pas nécessairement ouverts au monde de la foi chrétienne. Luc a ses spécificités textuelles. Les dernières paroles qu’il met dans la bouche du Christ éclairent bien son souci de mettre l’accent sur la proximité entre le Fils et le Père : Père entre tes mains, je remets mon esprit. Pas question d’abandon ici, ni d’accomplissement. Dans l’évangile de Luc, l’adresse au Père est le premier et dernier mot de Jésus et cela sous-tend tout son évangile.

Tous ces arguments ont orienté notre choix… et le hasard a voulu que le fils du compositeur porte le nom de l’évangéliste sur lequel son père nous livrera son interprétation musicale.
 
L’œuvre commandée est écrite pour chœur à quatre voix mixte, soprano solo, orgue et bande magnétique. La langue utilisée, ou plutôt les langues utilisées sont le français, le néerlandais, le latin, le grec, l’araméen. Ce choix témoigne du style du compositeur, un style de synthèse entre la recherche de l’inouï, les technologies récentes et la musique orientale, plus particulièrement pour l’ornementation instrumentale et le rapport gestuel de l’interprète à son instrument. Sa Passion selon Saint Luc s’inspire aussi des passions chantées dans le sud de la France , en Sardaigne et en Corse.

En tant que compositeur, Claude Ledoux s’est distingué dans plusieurs concours internationaux et mène depuis une carrière qui l’a conduit - entre autres - de Montréal à Berlin en passant  par les USA, la Turquie et la Russie. Ces dernières années, Claude Ledoux a été compositeur en résidence de l'ensemble Musiques Nouvelles (de 1998 à 2000), ainsi qu’au Castello d’Umbertide (Italie) durant l’été 2003. Cette même année, il a reçu le prix musical de la Fondation Civitella Ranieri de New York pour l'ensemble de sa production récente. En 2008 et 2009, le compositeur sera en résidence à BOZAR-Bruxelles. Il composera également l'imposé de demi-finale du prochain Concours Reine Elisabeth, violon 2009.

Poussé par sa passion de la musique asiatique, le compositeur effectua en 1992 un  voyage - musical et humain - qui le mena des pentes de l’Himalaya au désert du Rajasthan. Une bourse de recherche accordée par la Fondation SPES lui a permis  d’organiser dans le courant de l’année 1996 un voyage en Extrême-Orient qui l'a mené du Cambodge à l’Indonésie en passant par les villages montagnards du Centre du Vietnam. De nouveaux projets artistiques lui ont fait découvrir en 2004 le Japon et les multiples facettes de sa culture.

Il enseigne actuellement  la composition au Conservatoire Royal de Musique de Mons (Belgique) et l’analyse musicale au Conservatoire National Supérieur de Paris (CNSM). Depuis janvier 2005, Claude Ledoux est membre de l'Académie Royale de Belgique, classe des Beaux-Arts.

Coproduction : Musiques Nouvelles, Communauté française de Belgique, Centre de Recherches et de Formations Musicales de Wallonie

 

Prochains concerts Passion selon Saint-Luc de Claude Ledeoux
Jeudi 13 mars 2008 - 20h00

Cathédrale des Saints Michel et Gudule
1000 Bruxelles (Belgique)
Tél. 02 775 15 47
a.arnould@dominicains.be
10 €

 


Passion selon Saint-Luc de Claude Ledoux
Samedi 15 mars 2008 - 20h00

Cathédrale Saint Paul de Liège
4000 Liège (Belgique)
Tél. 04 223 21 46
Tél. 04 223 20 55 (réservations)
10 €

(Source: http://www.musiquesnouvelles.com/?rubrique=miscellanées&..._)

Les chinois et Mammon

1172145819.jpgBible en chinois


 

À Nankin, Amity Printing Press, la principale maison d’édition chrétienne officielle en Chine, prévoit d'ouvrir, en 2008, une nouvelle imprimerie pouvant produire jusqu’à un million de bibles par mois. Cette nouvelle usine, qui sera la plus grande imprimerie de bibles au monde, vise principalement à répondre à la forte demande nationale. Ces vingt dernières années, la maison d’édition a pu imprimer quelque 50 millions de bibles; en 2007, 3,5 millions d’exemplaires sont sortis des rotatives, écoulés à 80 % sur le marché domestique.

     En Chine, pays officiellement athée, la demande de bibles n’a fait que croître ces dernières années et, selon certains observateurs, cette tendance a un lien avec le boom économique du pays. « Alors qu’aujourd’hui, la société chinoise connaît un effondrement des valeurs morales au profit du pouvoir de l’argent, de plus en plus de Chinois se tournent vers le christianisme (Li Baiguang, militant chrétien et avocat).

Gérard Blais
directeur du Centre biblique Har'el
Saint-Augustin, QC  

(Source: http://www.interbible.org/)

 

"Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon" (Mt 6,24) Manifestement, ils sont quelques uns en Chine a avoir entendu cet avertissement!

La sécularisation des esprits

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08/03/2008 15:14
CITE DU VATICAN, 8 mars 2008 (AFP) - Benoît XVI: la sécularisation "nuit" au sein-même de l'Eglise

Le pape Benoît XVI a dénoncé samedi le phénomène de la sécularisation qui "dénature de l'intérieur la foi chrétienne", et qui via "l'hédonisme" et "le consumérisme" se manifeste "au sein même de l'Eglise" et vient "nuire à la vie ecclésiale".

"La sécularisation envahit tous les aspects de la vie quotidienne et permet le développement d'une mentalité dans laquelle Dieu est rendu absent, en partie ou en totalité, de l'existence et de la conscience humaine", a déclaré le pape devant l'assemblée plénière du conseil pontifical pour la Culture.

Cette sécularisation "n'est pas seulement une menace extérieure pour les croyants, mais elle se manifeste déjà depuis quelque temps au sein même de l'Eglise", a souligné Benoît XVI dans un discours communiqué par le Vatican.

"Elle dénature de l'intérieur et en profondeur la foi chrétienne, et, en conséquence, le style de vie et le comportement quotidien des croyants", a-t-il ajouté.

Le pape a notamment dénoncé "la mentalité hédoniste et consumériste prédominante qui favorise, chez les croyants comme chez leurs guides, une dérive vers la superficialité et un égocentrisme qui nuit à la vie ecclésiale".

(Source: http://www.la-croix.com/afp.static/pages/080308141402.0h0...)

 

Ce que dit le pape peut paraître choquant, et déjà j'entends certains croyants s'offenser d'une nouvelle déclaration "réactionnaire" de ce pape qui, pour beaucoup, ferait bien d'être rappelé au Ciel le plus rapidement possible. Cependant, c'est là une réalité que tout catholique peut constater: quand on ne voit plus l'hostie que comme un vulgaire morceau de pain, la messe que comme une réunion amicale et l'Eglise que comme une centrale de services ajoutant un supplément d'âme à sa vie, on se dit que la sécularisation de la société a, depuis longtemps, franchit le seuil des églises, des maisons, mais aussi des esprits...catholiques. Seulement, soyons justes: si de nombreuses forces se sont unies pour abattre l'Eglise au cours de ces derniers siècles, notons, avec lucidité, la part de responsabilité de cette dernière dans cette sécularisation externe, mais aussi interne. Or, il est bien plus facile de détruire que de construire. Résolument, nous sommes du côté de la reconstruction.

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