29.04.2009

SOLEIL VERT

Soleil Vert.jpgMadame, Monsieur, amis et sympathisants du Cercle Gustave Thibon,

Le Cercle Gustave Thibon vous invite à la projection du film « Soleil Vert » le mercredi 6 mai 2009, 19h00, Université de Liège, place du XX août, salle Gothot (entrée gratuite, fléchage à partir de l'entrée principale). Sans vouloir dévoiler l’intrigue du film pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu, il nous suffira de faire ici cette citation de Gustave Thibon qui vous mettra sur la piste :

« Vous êtes devenus un peuple de vieux », me disait un jour avec tristesse un étranger. L’expression prête à équivoque. Elle peut signifier que la proportion de vieillards est trop grande dans notre population à cause de la dénatalité ; elle peut vouloir dire aussi, ce qui est plus grave, que nos jeunes portent en eux des âmes de vieillards. Encore une fois, gardons-nous des condamnations massives. Mais il est trop vrai que la vertu de jeunesse s’en allait de nous. Comme l’arbre, l’homme déraciné tend à se flétrir.

A qualité d’âme égale, un paysan reste plus jeune qu’un habitant des cités. D’abord parce qu’il est en contact direct avec la vie, parce qu’il brasse perpétuellement des choses vivantes : un peu de cette jeunesse éternelle qui l’entoure passe nécessairement en lui. Ensuite, parce que sa destinée est toujours bordée d’imprévu : cette atmosphère d’espérance et de crainte qu’il respire, cette nécessité constante de faire effort, de s’adapter à des circonstances nouvelles alimentent en lui cette faculté d’attente, d’étonnement et de lutte, qui est l’essence même de la jeunesse. La route du paysan est sûre : suivant le rythme des mêmes saisons, il s’incline jusqu’à la mort sur les mêmes tâches. Mais ce n’est pas une route kilométrée par avance avec un distributeur automatique à chaque station : aucune année ne ressemble à une autre et chaque récolte est menacée. Or, on ne comprendra jamais assez quelle source de rajeunissement peut être pour l’homme le fait d’avoir toujours quelque-chose à sauver. La chose menacée et sauvée revêt une sorte de caractère sacré ; elle est douée d’une vertu mystérieuse qui fait vibrer l’âme dans ses fibres les plus profondes et réveille en nous l’enfant éternel. Le vieillard est celui qui n’a plus rien à sauver. C’est avec une émotion presque religieuse qu’un paysan déclare : « J’ai sauvé ma récolte. » On conçoit plus mal un commerçant qui dit : « J’ai sauvé mon bénéfice », et on ne conçoit plus du tout un employé qui dirait : « J’ai sauvé mon traitement. » Ces différences s’inscrivent d’ailleurs avec évidence dans les faits : il n’est que de comparer la vitalité physique et morale d’un vieux paysan, dont l’âme est sans cesse réchauffée par la communion avec la terre, à celle d’un vieux retraité sclérosé par la monotonie et la sécurité de son existence. (…)

Là où finit l’Etat, écrit Frédéric Nietzsche, là commence le chant de la nécessité. Une société où tout le monde attendrait tout de l’Etat serait celle où l’Etat ne pourrait plus rien donner à personne. Le paysan, parce qu’il est celui qui s’appuie le plus sur la nécessité, est aussi celui qui compte le moins sur l’Etat. Et par là, il est celui dont l’Etat a le plus besoin. L’Etat organise et distribue, il ne crée rien, et il n’est pas de plus sûr moyen de le détruire que de le traiter en providence absolue, que de le charger de suppléer à la paresse et aux défaillances des citoyens. (…) Hercule, luttant contre le géant qui, chaque fois qu’il touchait la terre retrouvait de nouvelles forces, dut, pour l’étouffer, le tenir soulevé au-dessus du sol. Ce mythe revêt aujourd’hui tout son sens. Il s’agit avant tout de ne pas perdre terre. Un peuple qui n’a plus de vrais contacts avec son sol est mûr pour l’esclavage… »

THIBON (Gustave), Retour au réel. Nouveaux diagnostics, Lyon, Editions Universitaires, 1946 (1943), p. 25-31.

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17.04.2009

La tyrannie des bien-pensants

Nous avons reçu ce petit texte dans notre boîte mail à propos de la campagne de presse qui sévit aujourd'hui contre l'Eglise catholique. Le totalitarisme de la pensée n'a pas toujours le visage que l'on croit !

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La réaction du Parlement de Belgique aux propos du pape Benoît XVI sur l'utilisation des préservatifs est "étonnante", a déclaré vendredi le porte-parole en chef du Vatican. Le pape avait affirmé que l'on ne pouvait "pas régler le problème du sida avec la distribution de préservatifs" et qu'au contraire, (leur) utilisation aggravait le problème.
Le père Lombardi a rejeté la critique dans une déclaration sur Radio Vatican. "Dans chaque nation démocratique , la liberté du Saint Père et de l'Eglise Catholique d'exprimer sa propre position apparaît évidente", a-t-il dit. Il s'est également demandé si les députés belges avaient considéré "avec suffisamment d'attention et de sérieux" le point du vue du pape ou s'ils avaient été influencés par ce qu'il a qualifié de compte-rendus déformés dans les "médias occidentaux".

ATTENTION A " LA TYRANNIE DES BIENS-PENSANTS ".

Au sujet de la condamnation du Pape par quelques parlementaires Belge et  " La Tyrannie des Bien-Pensants." ( Court Extrait )
 
Ils revendiquent le monopole du coeur et s'arroge le droit de juger de tout, de condamner qui ils veulent, comme ils veulent, quand il leur plaît.
 
Ils sont plus généreux que vous, plus solidaires, plus ouverts, plus " libérés " plus tolérants, plus modernes en un mot. Les avez-vous reconnu ? Ce sont les biens-pensants: ceux qui vous disent comment il faut penser...
 
Le nouvel âge est à nos portes , donc on rase gratis, l'utopie est à portée de main, il suffit de tendre les bras.  " Soyez tendance" clament-ils sur les balcons de la pensée unique, le vieux monde est derrière nous, le passé méprisable, seul compte le désir, le plaisir, le rêve et l'idéal.
 
Il faut réciter sagement leur prose, ânonner leurs versets métamorphosés en slogans, et déclamer le tout un peu à la manière des sectes. Ils sont " le bien " du moins le croient-ils, et le bien ne se dicute pas! Les biens-pensants vous chériront si vous les encensez, et si vous les dorlotez dans leurs certitudes.
 
Mais attention! A tous ceux qui ouvrent les yeux ( sur leur imposture ) la réaction est immédiate: sanction, exclusion et condamnation.
 
Sous leurs airs progressistes, les biens-pensants ne supportent pas la contradiction, n'acceptent pas le débat, sauf s'il est consensuel. Derrière le paravent de la démocratie, ils ont réussit le tour de force d'inventer " le débat unique " où l'on retrouve toujours les mêmes têtes, qui virevoltent d'un média à l'autre pour déverser les mêmes pensées dans le même language, avec les mêmes codes.
 
... Ce " débat " asséné à profusion dans les médias exaspère des millions de citoyens confinés dans le mutisme, frappés d'inhibition, gagnés par la désespérance.
 
Le masque vient de tomber: les nouveaux moralistes s'imaginent tolérants, ouverts, libérés, modernes. Ils sont en réalité tyranniques, nombrilistes, dogmatiques et ringards... et utilisent le recours à des méthodes souvent odieuses, telles que l'amalgame pour disqualifier leurs adversaires, l'intimidation par le procés d'intention sur la place publique, enfin pour finir l'excommunication et l'étouffement contre tout ce qui n'entre pas dans le moule de la pensée unique.