18.01.2010
Quand les « Politburos » du Soir et de la Libre Belgique rappellent les catholiques à l’ordre
C’est donc aujourd’hui que Monseigneur Léonard accède à sa fonction de primat de Belgique. La nouvelle étonne, stupéfie, désarçonne. Pour sûr, elle ne laisse pas indifférent. Bien entendu, notre presse, vendue depuis longtemps aux sirènes de l’anticléricalisme primaire a soigneusement fait son travail de sape. En analysant depuis samedi les articles parus sur l’Eglise dans nos deux grands quotidiens nationaux, Le Soir et La Libre Belgique, nous avons directement compris que quelques journalistes s’étaient donné le mot pour faire une ovation fraîche et joyeuse à notre nouvel archevêque. Petit rappel des faits.
Samedi : Selon Le Soir, Herman Van Rompuy a « des liaisons dangereuses » avec des catholiques qui considèrent que l’homosexualité est un péché [ndlr : pléonasme] ; Dimanche : Le Soir souligne avec délice les mots de Benoît XVI en visite à la synagogue de Rome : « Le Vatican a aidé les Juifs »… oui mais « de façon discrète et cachée »…[ndlr : sous-entendu Pie XII reste coupable car il aurait dû faire beaucoup plus ! Il est vrai que les résistants de la dernière heure du Soir crient toujours mieux et plus fort que les autres]. Le même jour, sur le plateau de la RTBF, Madame Onkelinx, dont on connaît les grandes compétences en matière de philosophie morale, juge que la position conservatrice [ndlr : c’est-à-dire simplement catholique] de Monseigneur Léonard sur des sujets comme l’avortement ou l’euthanasie risque de remettre en cause le « compromis belge » [ndlr : entendez celui où les catholiques belges ont juste le droit de se taire face à une société qui stigmatise de plus en plus leurs convictions ] ; aujourd’hui, lundi 18 janvier 2010, Monseigneur Léonard est nommé archevêque de Malines : victoire crie Le Soir pour exorciser cette mauvaise nouvelle : L’Université ex-catholique de Louvain s’affranchit bientôt de la tutelle obscurantiste de l’Eglise. Le quotidien sort également sa meilleure carte, usée jusqu’à la corde, à savoir l’avis du grand philosophe belge ex-catholique Gabriel Ringlet qui estime, avec l’arrivée de Monseigneur Léonard à Malines, que « l’opinion du peuple chrétien compte pour du beurre ». Tandis que lâchement, La Libre Belgique de ce jour se retranche derrière les avis autorisés des éditorialistes du Soir, du Standaard ou de Vers l’Avenir. Tous ces éditorialistes éclairés « insistent sur le fossé qui pourrait se creuser avec les chrétiens à la base ». Et La Libre Belgique d’exprimer de façon à peine voilée ses fantasmes sur la faillite programmée de l’ « Eglise de purs » qu’est censée incarner Monseigneur Léonard. Vive l’impureté ! Vive la révolution dans l’Eglise ! Elle en a tellement besoin si l'on en croit La Libre…

"L'Eglise des purs", bientôt en faillite si l'on en croit La Libre Belgique.
Catholiques belges, vous voilà bien servis ! Et les jours qui viennent s’annoncent tout aussi palpitants. A défaut d’être informé correctement, notre petit parcours dans la presse « objective » de Belgique nous aura cependant permis de tirer quelques enseignements sur la manière dont les journalistes du Soir et de La Libre entendent dicter au bon peuple belge l’opinion juste, politiquement correcte. Sous couvert de citations bien choisies d’experts auto-patentés, il s’agit toujours de faire passer le même message manichéen : la hiérarchie vaticane est nécessairement réactionnaire et le fossé se creuse inexorablement avec la société civile naturellement progressiste, « en phase avec son temps ». Sauf que ceux qui contribuent le plus à creuser ce fossé sont justement les journalistes eux-mêmes, qui ne manquent jamais une occasion de saisir le manche de la pelle pour élargir la tranchée. Et on est bien obligé d’admettre que les journalistes du Soir et de La Libre Belgique, lorsqu’ils s’expriment sur Benoit XVI et le Vatican, ne sont plus des « baromètres » de l’opinion belge, ils sont plutôt des « faiseurs d’opinion ». Vous voulez des preuves de ce que nous avançons. Qu’il nous suffise de reprendre quelques-uns des articles consultés et de commenter les procédés et les extraits les plus hypocrites de leurs auteurs, sans concession ni langue de bois.
L’article du 16 janvier sur Herman Van Rompuy écrit par Pascal Martin a déjà été magistralement commenté sur un mode ironique par notre ami Jean (voir l’article précédent sur notre blog). Le procédé en est fort simple. Il est aujourd’hui interdit, sous peine de sanction médiatique immédiate, d’avoir des « liaisons dangereuses » avec des catholiques convaincus comme Monsieur Buttiglione. Pensez-donc, une conférence sur la doctrine sociale de l’Eglise à l’Université de Liège, quelle horreur ! Bouh bouh le vilain Van Rompuy ! Remarquons que Monsieur Martin n’est d’ailleurs pas très au fait de la sémantique lorsqu’il parle d’homophobie et qu’il s’aventure lui-même en terrain « dangereux ». Monsieur Buttilgione pourrait aisément lui intenter un procès pour diffamation. En effet, le fait que Monsieur Buttiglione ait qualifié l’homosexualité de « péché » au Parlement Européen en 2004 ne fait pas de lui un « homophobe ». Nous pouvons très bien considérer personnellement, en tant que catholique, un comportement sexuel comme antinaturel, sans pour autant stigmatiser ou rejeter la personne qui le pratique. Le danger d’articles comme ceux pondus par Monsieur Martin est qu’ils restreignent gravement le champ de la liberté d’expression et de pensée. Si l’on suit le raisonnement de Monsieur Martin, il est aujourd’hui des façons de raisonner et de penser qui n’ont plus le droit d’exister ; demain toute la Bible devra être mise à l’index parce qu'incompatible avec l'esprit du siècle. Comment ne pas voir en vérité dans l’article de Monsieur Martin autre chose que l’avertissement agressif d’un policier de la pensée bruxellois qui fait le gros doigt à l’actuel Président du Conseil européen en lui disant : « vos opinions catholiques sont aujourd’hui interdites pour cause de progrès de la société… défense de s’exprimer sur le sujet en public ». Nous voilà donc plongés dans des pratiques orwelliennes bien réelles sous le masque hypocrite d’une pseudo-neutralité. Est neutre celui qui ne croit pas en Dieu.

Les "liaisons dangereuses" de Herman Van Rompuy entouré de Mgr Schooyans et Rocco Buttiglione. Bouh le vilain !
Le procédé utilisé par La Libre Belgique d’aujourd’hui est somme toute identique, mais comme le journal est encore lu par un grand nombre de catholiques qui pourraient s’offusquer des attaques contre Monseigneur Léonard, il est plus pervers encore. Sur deux pages, le quotidien ex-catholique cite essentiellement des avis d’experts sur Monseigneur Léonard. Et devinez quoi… tous les avis cités sont hostiles. Même pas une petite ligne favorable sur l’action passée de Monseigneur Léonard. On y rappelle par exemple dans la colonne de gauche les propos d’hier de Laurette Onkelinx et surtout les paroles de la ministre qui menaçait le nouvel archevêque de représailles s'il s’avisait de critiquer certaines lois anticatholiques : « Cela dépend de lui ». Belle illustration de la liberté d’expression dans notre pays démocratique. Le même avertissement sentencieux est utilisé dans les articles du commissaire Laporte qui cite goulument en fin d’un premier article l’ancienne parlementaire CDV et religieuse Monica Van Kerrebroeck : « …elle a donc émis l’espoir qu’il mettra tout en œuvre pour être l’archevêque de tous les chrétiens et aussi qu’il entrera en dialogue avec la société belge, désormais multiculturelle et multireligieuse car sinon ce sera la crise ». Dans un second article, le triste sire Laporte renchérit avec gourmandise en citant Frédéric Antoine du mensuel catholique L’Appel : « Le choix de Monseigneur Léonard ce n’est pas une nouvelle ; il n’y a rien d’inattendu. Mais cela ne nous empêche pas d’exprimer de réelles craintes que cela ne renforce le divorce entre la hiérarchie et le peuple de Dieu ». Bref, tout le gratin catholique en col mao est de sortie dans La Libre Belgique pour commenter l’événement.

Christian Laporte. Journaliste "catholique" de la Libre Belgique. Les vieilles barbes ne sont pas toujours celles qu'on croit...
L’objectif, vous l’aurez compris, est de construire artificiellement le tableau d’une société civile belge entièrement hostile à Monseigneur Léonard. Il s’agit aussi de faire croire que les catholiques belges eux-mêmes sont largement réfractaires à cette nomination. Jamais il n’est venu à l’idée du commissaire Laporte et de son politburo bruxellois que si Monseigneur Léonard a été choisi, c’est peut-être aussi parce qu’il s’agit de l’Evêque qui affiche en Belgique le bilan le plus positif. Le séminaire Notre-Dame de Namur est celui qui compte en Belgique le plus grand nombre de séminaristes. Les autres diocèses francophones ont par exemple été obligés de délocaliser leur séminaire au sein d’un même organisme « Bruxelles-Louvain-la-Neuve ». Un choix stratégique qui cache mal leur manque de vocations. Et la situation n’est guère plus reluisante au nord du pays. Quant au caractère sclérosé de la foi en Belgique, il est évident aux yeux des analystes honnêtes que c’est dans le diocèse de Namur que la pratique y est la plus vivante. Tous ces éléments ne sont pas passés inaperçus au Vatican. Mais à leur évocation, La Libre est tout d’un coup frappée de cécité aggravée et préfère parler de collusion idéologique entre le pape et l’évêque de Namur pour expliquer sa nomination. Le commissaire Laporte et son politburo entretiennent ainsi l’illusion d’un évêque rétrograde entouré de quelques vieilles barbes réactionnaires qui plaisent à Benoit XVI. C’est à se demander si ces journalistes soi-disant progressistes sont vraiment les hommes de terrain qu’ils prétendent être ! Les vieilles barbes ne sont pas toujours celles qu’on croit !

Le séminaire de Namur, un succès de Monseigneur Léonard "malencontreusement" occulté par les journalistes.
L’erreur la plus funeste est faite aujourd’hui par Gabriel Ringlet dans Le Soir. Cet apôtre infatigable de la « foi en mouvement » commet des erreurs théologiques très graves pour quelqu’un censé être, selon les termes mêmes du Soir, « une figure qui compte au sein de la communauté catholique » : « Nous nous trouvons face à un très grand décalage entre l’évolution de la société globale – qui par bien des côtés est beaucoup plus mûre, jusque dans la plus petite paroisse (sic !) – et des responsables lointains, qui continuent à entretenir l’héritage, comme si l’héritage n’était pas constamment à réinterroger, afin qu’il vive, qu’il ait un avenir. (…) La doctrine catholique doit pouvoir être interrogée de fond en comble ! » Ainsi, si l’on suit bien l’absolutisme progressiste de Gabriel Ringlet, la foi est quelque-chose d’éminemment relatif, qui dépend toujours du monde extérieur où elle évolue. La foi catholique doit être soumise en permanence aux caprices sans fin des interrogations du moment. Toute personne un minimum sensée est bien obligée d’admettre que construire l’Eglise sur de pareils sables mouvants est une aberration philosophique. Car si tout est relatif à l’évolution de la société, à quoi bon continuer à croire puisque demain nos convictions seront déjà dépassées. A dire vrai, l’on se demande sincèrement si l’objectif de Monsieur Ringlet depuis tant et tant d’années n’est pas plutôt celui de la Tabula Rasa ! Une Eglise vidée de toute son histoire où il sera vraisemblablement élu pape par « l’opinion du peuple chrétien » acquis à sa cause. A force de « réinterroger » de « fond en comble » des pans entiers de la foi catholique, Monsieur Ringlet est sans nul doute à classer parmi ceux qui ont le plus contribué en Belgique à vider les églises au cours de ces dernières années.

Gabriel Ringlet déçu par le choix de Monseigneur Léonard : "La foi catholique doit pouvoir être interrogée de fond en comble"
Ces paroles convenues de Gabriel Ringlet sont d’ailleurs symptomatiques de l’erreur la plus fréquente commise par tous les journalistes lorsqu’ils s’expriment sur l’Eglise et subsidiairement sur le choix de Monseigneur Léonard : celle de faire croire à leurs lecteurs que le dogme catholique peut changer ; que ce dogme est juste une question de personne. Bref, que si un jour un pape progressiste arrive au Vatican, il pourra faire dire aux textes du Nouveau Testament ce qu’il veut et les « adapter » à l’évolution de la société, quitte à démentir ses prédécesseurs. Selon ces apôtres de la « religion en perpétuel devenir », ce qui a été affirmé jadis, en se basant sur les Ecritures elles-mêmes, concernant le mariage, la sexualité, la morale, sont des objets qui peuvent être soumis à un débat permanent. Ce faisant, ils confondent l’Eglise avec leur propre profession de « faiseurs d’opinion » et de polémistes. Or, il n’est jamais inutile de leur rappeler que les hommes d’Eglise comme Benoit XVI ou Monseigneur Léonard ne possèdent aucun copywright qui leur permettrait de disposer à leur guise des principes fondamentaux de la foi. Leur mission de pape ou d’évêque est de transmettre un message révélé il y a deux mille ans, en l’approfondissant certes au fil des siècles, mais en veillant surtout à ne jamais le travestir. On ne peut pas faire dire au Christ et à ses disciples ce qu’ils n’ont jamais dit ! Encore moins leur faire dire ce qu’ils ont explicitement condamnés !

Le rôle de Benoit XVI n'est pas d'"adapter" le message du Christ à la société mais de le transmettre sans travestissement ni trahison. L'erreur la plus fréquente des "faiseurs d'opinion" est de croire que le dogme évolue alors qu'il peut juste être approfondi.
Christophe
17:51 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : monseigneur léonard, malines, van rompuy, propagande anticatholique
Commentaires
La maturité des petites paroisses...Dans le diocèse de Liège, il est des paroisses qui se moquent de Mgr Jousten, de ses "Acta", de ses prérogatives. Certains le considèrent comme réactionnaire! C'est bien simple, certaines paroisses donnent l'impression qu'il suffirait de peu de chose pour qu'elles se déclarent...autonomes! La récolte de ce qui a été semé?
C'est d'ailleurs la menace de Ringlet dans Le Soir de ce jour: "Mais très sincèrement, je n'exclus pas que l'on puisse voir soudain un certain nombre de milieux d'église, même très classiques, dire: 'Ca suffit!'" En langage soviet, cela s'appelle un appel à la rébellion...Boah, des septuagénaires armés de leur canne, ça peut pas faire mal ;)
Écrit par : Lambert | 18.01.2010
Brillante et rafraîchissante analyse! Cela fait plaisir de voir que certains prennent encore le temps de décoder les médias, bref, simplement de réfléchir. Toutefois, il est difficile de nier que beaucoup de catholiques aujourd'hui ont succombé aux charmes de l'immédiateté martelée par l'intelligensia bien-pensante. Cela dit, les avis journalistiques sont loins de réfléter l'opinion du peuple comme ils veulent le faire croire. Il suffit d'écouter les gens parler dans les trains de divers sujets "sensibles" pour s'en rendre compte. Votre blog est une découverte. J'y reviendrai!
Écrit par : Nicolas | 18.01.2010
Citation de votre excellent article. "Dimanche : Le Soir souligne avec délice les mots de Benoît XVI en visite à la synagogue de Rome : « Le Vatican a aidé les Juifs »… oui mais « de façon discrète et cachée »…[ndlr : sous-entendu Pie XII reste coupable car il aurait dû faire beaucoup plus !"
Notons que je ne sais plus quel rabin allait également dans ce sens.
A cela, je voudrais opposer l'analyse d'une Juive israélienne parfaitement orthodoxe (pas une ultra-orthodoxe cabaliste mais une "Thora Jew", équivalence judaïque de "catholique" dans le monde chrétien) à propos de Pie XII. Cette citation est tirée de son oeuvre, hélas uniquement disponible en anglais et sur le web, dont je vous recommande néanmoins instamment la lecture : Hannah Newman, "The Rainbow Swastika", sur philologos.org. Voici donc ce qu'on peut y lire à la section F intitulée "Nazism and the New Age",sous-section 2 intitulée "Hitler and Christianity", sous- sous-section 2a intitulée "Hitler and the Pope".. Voici la citation :
"[It can be - and usually is - argued that Pius XII did not do enough, given his vast resources and global influence. On the other hand, Lapide shows that he did substantially more than other leaders who were not caught in Hitler's hammer-lock, such as the U.S. government which turned away Jewish refugees even though immigration quotas left room for over one million between 1933 and 1943. (Documentation of American inaction is available in _While Six Million Died_, by Arthur D. Morse.) This sense of perspective is often lost by over-reliance on the 1963 German drama, "Der Stellvertreter" (performed as "The Deputy" in London that same year), which repeats Heydrich's charge of "war criminal", only this time presenting the Pope as an accomplice for the Nazi side by his "silence". Aside from the fact that the charge itself is debatable, I have yet to see anyone portray then-President Roosevelt as a "war criminal" for his refusal to get involved at a much lower risk.]
[Four points about "The Deputy" which reflect on the NA-Nazi connection: (1) This play focusing on Pius XII to the exclusion of many other silent "Deputies" was introduced by playright Rolf Hochhuth as a "fantasy", yet it has come to be regarded by many as a definitive "work" on the Holocaust Pope. In sharp contrast, many students of the Holocaust have never heard of Pinchas Lapide's assessment of Pius XII, based not on fantasy but on solid research. (2) This initiative to elevate Pius to "war criminal" status did not come from the Jewish community but from post-Nazi Germany, where no small number of unrepentant war criminals were able to continue their lives - and their occultic beliefs. (3) "The Deputy" was strongly criticized by Lapide, who said that world Jewry did not endorse this view of Holocaust history. For some reason, few Jews are aware of this disclaimer, let alone in agreement. Point (2) conveniently serves the NA divide-and-conquer strategy toward Jewish-Christian relations, manipulating this painful history of the Church failing the Jews while covering up their own designs against both groups. Points (1) and (3) show the unapologetic history revision commonly seen in the New Age framework - not merely a retroactive application of create-your-own-reality, but disinformation with an agenda.]
[But Point (4) is perhaps the most telling: One of the earliest records of Pius XII denouncing the Nazi movement dates back to April 1935, when Pacelli was still a Cardinal: "These ideologues are in fact only miserable plagiarizers who dress up ancient error in new tinsel." (address at Lourdes to 250,000 pilgrims) By recognizing the return of the "ancient error" which the Church had repeatedly battled in the past - occultic Gnosticism - this pope declared himself a formidible enemy in the arena most important to the Nazis: the ancient cosmic-religious War of Light against Darkness. I would submit that his evident knowledge of the occult roots of Nazism disturbed Hitler and his fellow-initiates far more than anything Pius did later, for they were in the process of burying all such traces [see below]. This is the best explanation for the hysterical tirades reportedly directed personally at Pacelli by Hitler, and even a plot in 1940 to kidnap him. The threat from this pope did not end with the Third Reich, because the real "War" was - and is - still in progress. On the contrary, Pius XII was so highly esteemed that at his death (1958), Israel's Foreign Minister Golda Meir eulogized him in the name of the Jewish State, and the Israeli public called for a forest of 860,000 trees to be planted in honor of the estimated number of Jews saved by this Righteous Gentile. Surviving guardians of the Gnosis must have realized that Pacelli's continuing influence on the Jewish people could do great damage to the future of the Plan if they came to comprehend his analysis of Nazism. This is the only reasonable explanation for the total reversal of his reputation within five short years, after unknown parties financed and heavily promoted a reconstructed pseudo-history of Pius XII on the stages of Europe. Today, not many Jews are interested in anything this Nazi "deputy" had to say.] "
Voici le genre d'information que ne répercutent ni Le Soir ni La Libre ni aucun des mass-media subsidiés à la solde de la pensée unique et obligatoire qui nous mène tout droit à l'esclavage sous prétexte de liberté et d'égalité (et beaucoup moins de fraternité). J'embrasse au passage Hannah Newman sur les deux joues car au moins, grâce à elle, il sera très difficile à certains de me traiter d'antisémite. Toujours à votre service,
Claude.
Écrit par : Claude Nauwelaerts | 18.01.2010
Excellent. Merci. Il est à espérer que ce sera publié, en tout (?! ne rêvons pas) ou en partie dans les deux journaux.
Mais attention. Evitons la querelle entre "progressistes" et "conservateurs" car ce ne serait pas servir la cause de notre Cardinal. Et aussi pcq il y a des purs des deux côtés.
Soyons vigilants et fermes.
Il m'a été dit par une "pure" +/-progressiste "que je ne devais pas exprimer trop ouvertement ma joie de cette nomination "car je risquais d'en énerver certains". C'est à en rire si ce n'était à en pleurer. Mais je me le tiens quand même pour dit : ne créons pas une guerre entre les deux parties et laissons retomber le soufflé. Notre Cardinal saura bien se rallier tous les gens de bonne volonté. Il est assez malin pour cela. Ne pensez-vous pas ? Encore merci. AC
Écrit par : Arlette Capelle-Charlier | 18.01.2010
Voilà deux témoignages "sainement réactionnaires"(comme disait le professeur Marcel De Corte, dans son cours à l'Ulg)et une bonne volée de bois vert pour les adeptes de la "religion" séculière que l'on tente de nous imposer. Personnellement je n'ai aucune honte à me réjouir, ouvertement et sereinement, de la nomination de Mgr Léonard.C'est un homme sans complexe dont le coeur et l'esprit peuvent faire beaucoup, dans la charité et la vérité, pour guérir les plaies béantes qui minent la communauté des catholiques belges. A l'image de Benoît XVI, il n'aura pas peur de la meute des loups qui rôdent dans et autour de la bergerie.Je suis sûr que le Seigneur va bénir son apostolat dans les nouvelles et hautes fonctions dont il est investi.
Jean-Paul
Écrit par : Jean-Paul | 19.01.2010
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